PROJET

Charité & service

Ce que la maison reçoit, elle apprend aussi à le donner.

Un jeune accueilli reçoit vêtement et repas à Dar al-Hiraf

La formation reçue à Riad Al-Uns ne se mesure pas seulement à la main qui apprend un métier, mais au caractère qui se forge avec elle. Un homme capable de tailler le gesso ou de tracer une lettre coufique, mais incapable de se pencher vers celui qui a faim, n'a pas pleinement compris ce que la maison veut lui transmettre. Le service aux pauvres et aux jeunes en difficulté de la ville fait partie du rythme ordinaire de la communauté — non d'une initiative occasionnelle.

RYTHME

Un rythme, pas une exception

Aide alimentaire hebdomadaire aux familles nécessiteuses de Fès, intensifiée durant le Ramadan.

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MÉTIER

La main qui donne

Une part du travail de Dar al-Hiraf, ou de sa vente, consacrée à l'assistance des plus pauvres.

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ACCUEIL

Une porte entrouverte

Des jeunes de Fès en difficulté reçus, pour un temps, dans la vie et le travail de la maison.

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UN RYTHME, PAS UNE EXCEPTION

Un engagement régulier

Table commune au Riad Al-Uns

Périodiquement, un groupe de résidents se rend auprès de familles nécessiteuses de Fès pour leur apporter nourriture et assistance. Ce service suit le rythme hebdomadaire de la maison — lié en particulier au jour de la prière commune — et s'intensifie durant les périodes du calendrier islamique où la charité occupe une place centrale, comme le Ramadan. Ce n'est pas un projet social distinct, mais un prolongement naturel de la discipline quotidienne qui rythme déjà les journées du riad.

LE MÉTIER MIS AU SERVICE

La main qui travaille, la main qui donne

Tissage — Dar al-Hiraf

Une partie du travail produit à Dar al-Hiraf — une pièce tissée, un objet façonné — est périodiquement destinée à ceux qui en ont besoin, ou le produit de sa vente est consacré à l'assistance des plus pauvres. Ainsi le métier ne reste pas un savoir refermé sur lui-même : il devient aussi un service. On apprend à travailler de ses mains pour soi, pour le foyer que l'on fondera un jour, et pour celui qui n'a rien.

ACCUEIL DES JEUNES DE FÈS

Une porte entrouverte

Atelier ouvert à Dar al-Hiraf

Au-delà de l'assistance matérielle, la maison ouvre périodiquement ses portes à des jeunes de Fès en difficulté, les invitant à partager, pour une journée ou quelques jours, la vie et le travail de Dar al-Hiraf. Ce n'est pas de la bienfaisance au sens strict, mais un geste de transmission : offrir à celui qui n'y aurait pas accès autrement l'occasion de toucher un métier ancien, de s'asseoir à la même table, de se mesurer au même ordre et à la même discipline.

Ces jeunes — pour la plupart du même âge que les résidents de la maison — ne sont pas reçus comme des cas sociaux, mais comme des frères et des amis. Rien, une fois le seuil franchi, ne doit les distinguer des autres : ils reçoivent un vêtement décent, prennent place à la table commune, dorment dans les mêmes chambres, se lavent au même hammam, s'exercent dans la même salle et, s'ils le souhaitent, touchent aux mêmes ateliers que les apprentis de Dar al-Hiraf. Ce partage n'efface pas leur histoire ; il leur évite seulement de la porter seuls, sous le regard des autres.

Table commune partagée par résidents et jeunes accueillis
Autour de la même table, sans place à part.
Un naïb accompagne de jeunes invités vers leur chambre
Le naïb conduit les nouveaux venus vers leur chambre.
Un jeune accueilli reçoit vêtement et repas à l'atelier
Un métier qu'on apprend à côté, pas au-dessus.

Au-delà de l'hospitalité du moment, la maison cherche à leur ouvrir une voie vers l'autosuffisance : un métier appris, une discipline acquise, de quoi tenir debout par soi-même le jour du départ. Certains, s'ils montrent un engagement sincère et durable, peuvent être choisis pour rester — non comme des assistés, mais comme des résidents à part entière, en échange d'une collaboration réelle aux tâches quotidiennes de la maison. On ne leur demande alors qu'une chose : s'ouvrir, peu à peu, à l'esprit qui habite Dar al-Hiraf — cet esprit bienveillant que la tradition dit veiller sur la maison des mestiers — et s'y conformer, comme le fait tout résident.

مَا نَقَصَتْ صَدَقَةٌ مِنْ مَالٍ

« L'aumône ne diminue jamais la richesse. »

— Rapporté par Muslim (Ṣaḥīḥ Muslim, 2588)

DISCRÉTION

Une continuité silencieuse

Le riad ne cherche pas de résonance pour ces gestes. Dans la tradition islamique, la charité (ṣadaqa, صدقة) trouve sa valeur précisément dans la discrétion avec laquelle elle est accomplie. Soutenir cette dimension de la vie de la maison, c'est soutenir non seulement la transmission d'un savoir artisanal, mais la continuité d'une éthique — celle de la futuwwa (الفتوة) — où le caractère d'un homme se mesure autant au soin porté à son métier qu'au soin porté à celui qui se tient à ses côtés.

SOUTENIR CETTE CONTINUITÉ

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Toute personne souhaitant s'associer à cette dimension du projet — de manière ponctuelle ou durable — est invitée à nous écrire.

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